Munis toi d'amour et entres dans la ronde, laisses y ta trace, ries comme jamais tu ne le fis et laisses toi gagner par la douce langueur que procure cette sensation de protection. Tous s'illusionnent d'un bonheur parfait, d'une idylle durable, d'une éternité passée côte à côte, certains même pensent avoir trouvé l'amour de leur vie, ces gens là, voyez vous, me font doucement sourire.
[ Ma vie voyez vous, n'est qu'une suite d'illusions,
et je vais comme ça de désillusion en désillusion.
Ne t'imagines supérieur à personne, regardes par terre, et vois,
ce monde d'amitiés et d'affection qui te tend les bras. ]
J'aimerais pouvoir encore profiter de ces petits plaisirs de la vie, sentir l'odeur de l'essence, de la résine, me plonger le soir sous ma couverture, sentir le parfum de mon père en entrant le matin dans la salle de bains, mettre mon reveil à 5h15 puis l'éteindre pour bien me rapeller que je suis en vacances, sentir le soleil sur ma peau après avoir surfé trois heures durant, écrire des conneries à n'en plus pouvoir, m'allonger nu dans une chambre climatisée et puis courir sous une douche chaude, raconter des histoires de filles à Raphael, et puis rire, oh oui faites moi rire, j'en ai besoin, ma vie n'est pas simple tout les jours vous savez. J'aime bienl'écouter se plaindre de ses complexes innexistants, l'entendre prononcer "n'importe quoi", la faire sourire, sa manière à elle de me dire qu'elle tient à moi, j'aime quand elle est heureuse, je crois que je pourrais passer ma vie à essayer de la rendre heureuse, car je n'ai pas la prétention de réussir, j'aime son regard brûlant après quelques minutes de jeux d'enfant, changer de sujet comme bon me semble, écouter "All I want" en boucle, ses sentiments encore officieux, la philosophie, quand elle me demande de lui faire du riz au beurre avec du jambon, j'aime sa manière de m'embrasser, son côté calin entraperçu, j'aime relire ses messages des dizaines de fois, inventer avec elle des mots nouveaux, quand elle me demande de la serrer le plus fort possible sans lui faire mal, sa façon discrète, mais efficace, de me rendre jaloux, ses toponymes contagieux, ou plutôt contagieusement transmis, ses phrases déja faites que j'entend jusqu'a 20 fois par jour, j'aime notre relation, et en écrivant tout cela je me remmémore son visage, et je me dis que ma vie, au fond, elle est pas si mal.
[ Eh ben merde alors, tu sais quoi...
j'crois qu'jai pas la gueule de l'emploi,
j'ai une de ces sales gueules
qu'on voit parfois, mais seulement dans les films,
que les mères montrent à leurs marmots,
pour leur faire peur, qui s'en vont, qui pleurent. ]
Bravo, et encore merci à ceux qui ont tout lu.
Simplement.
[ Je t'aime ]